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Taxi Molloy

 
  Dimberton & Chabert
Edition : Bamboo, Collection : Grand Angle 2009, 48 pages ISBN : 978-2-350-78659-9 12,90
 

Molloy a dix huit. C'est un garçon un peu lent, mais qui est plein de bonne volonté. Maintenant qu'il en a l'âge, il va pouvoir travailler. Et il a toujours rêvé de faire le taxi. Aussi, dés qu'il a pu, et avec l'approbation de sa grand-mère, il s'est acheté un taxi, un yellow cab. Pas de première main, c'est sûr, mais c'est quand même son rêve qui se réalise. Pour son premier jour, il se poste devant la Eastern Union Bank, à l'heure de la sortie. A cette heure, ils seront nombreux à vouloir prendre son taxi. Il n'a qu'à se mettre devant et crier " Taxi Molloy, Taxi Molloy ", comme le lui a appris sa grand-mère. C'est une technique utilisée par les bûcherons avec les écureuils. Et si ça fonctionne pour les écureuils, ça doit bien fonctionner pour les humains aussi.

Une belle blonde d'environ dix huit ans va monter dans le taxi de Molloy. En plus d'être sa première cliente, c'est aussi une femme sublime qui le perturbe un peu. Il a déjà vu des filles, à la ferme, mais pas des comme celle là. Aussi, il ne sait pas forcément quoi dire. Une fois la course terminée, il a une idée. Vu que c'est sa première cliente, il va lui offrir sa course. Ça va lui porter bonheur. Alors, pour le remercier, elle va lui offrir un baiser sur la joue. Il n'en faut pas plus à Molloy pour être plus que satisfait.

C'est une histoire peu banale qui nous est racontée ici, et d'une manière peu banale. A travers les tribulations de Molloy, on va remonter le temps pour comprendre comment ses parents sont morts, comment sa grand-mère l'a accueilli, mais uniquement quand son chien est mort, parce qu'on ne peut pas s'occuper d'un enfant et d'un chien en même temps et que le chien était là avant lui, donc c'est normal qu'il ait du passer tout ce temps dans les foyers, maltraité par les autres et les adultes censés s'occuper de lui. Bref, on va découvrir un passé sordide mais avec des yeux d'une candeur à faire pleurer. Parce que Molloy est content de son sort et remercie même sa grand-mère qui est une véritable ordure.

Le décalage entre le ton utilisé, très naïf, le dessin qui, malgré quelques plans posés pour souligner l'horreur des personnages et de la situation, est lui aussi fait pour nous décrire le monde tel que Molloy le voit, et le propos est une force de ce récit. Ainsi, on lit des passages terrifiants avec autant de naïveté que le jeune homme, et ce n'est qu'après coup que l'on se dit que ce n'est pas possible, il n'a pas pu vivre ça. Dimberton et Chabert ont fait tous les deux un sacré travail pour rendre leur récit à deux niveaux. Une grande force.

Une nouvelle fois, c'est une petite perle que nous ont concocté les éditions Bamboo. Et on ne peut que les en remercier.

Ecrite par WongLi, le 24 Juillet 2009 à 09:07 dans la rubrique BD .
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Ecrit par Anonyme le 19 Décembre 2009

Merci à vous. C'est très gentil. F Dimberton

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