Liste des ouvrages - Participer   Liens

Recherche  

Coups de coeur  

Tous les coups de coeur


Session  
Nom d'utilisateur
Mot de passe

Kikekoi  
L'équipe
Contact

Ailleurs  
RETRAIT des ordonnances Macron. ABROGATION de la loi travail (solidaires08)
Contrats aidés : Non au plus grand plan de licenciement de l’Histoire !!! (solidaires08)
L'Humanité 25 mai 1904 (solidaires08)
Toutes et tous le 16 novembre et les jours qui suivront (solidaires08)
Réunion publique du Front social à Nouzonville : Réfexions, débats, actions communes (solidaires08)



 

Perdido Street Station (Tome 1)

 
  Miéville, China
Edition : Pocket 2006, 450 pages ISBN : 2-266-16540-2 7,50
 

Isaac Dan Der Grimnebulin se compare lui-même à la gare de Perdido, disant être au carrefour de toutes les sciences et connaissances comme la gare est à celui de toutes les lignes de communication de Nouvelle Crobuzon, la ville étrange, laide et superbe, où se côtoient Humains, Khepri (telle l'amante d'Isaac), Cactacés, Recréés, Vodyanoï, et d'autres Xénians encore.

Cette réputation de Grimnebulin amène un jour sur son seuil Yagharek, le Garude en exil du vol depuis sa condamnation par ses frères, qui lui ont littéralement coupé les ailes, de son désert et de son peuple, et qui n'a qu'une seule idée en tête, une seule obsession : revoler. Et c'est sur Grimnebulin qu'il compte pour ce faire. Touché par sa détresse autant qu'aiguillonné par ce défi, celui-ci révise avec passion tout ce qu'il sait du vol, sur le vif, avec oiseaux et insectes à tous les stades de leur développement. Ainsi lui apporte-t-on une chenille inconnue et étrange, qui se développera de façon encore plus étrange.

Pendant ce temps, son amie Lin, la crachartiste Khépri, a accepté d'être la sculptrice attitrée d'un caïd de la pègre, et passe des heures à sculpter dans l'atelier organisé dans le grenier de cet être.

Ce roman est un joyau étouffant, baroque, tentaculaire, où sont campés des personnages picaresques, à la stature puissante. L'auteur sait comme personne donner vie aux paysages urbains, comme aux êtres, des plus insignifiants aux plus saillants, par l'emploi d'une langue dense, à la fois journalière, compréhensible, et savante, très littéraire.

Difficilement classable, ce roman pourrait appartenir aussi bien à l'Urban Fantasy qu'au Planet Opera. Quel que soit le genre dans lequel on le range, quiconque aime se colleter avec de la belle littérature, charnue à souhait, s'y plongera avec délectation.

Ecrite par Mureliane, le 26 Octobre 2006 à 13:10 dans la rubrique Roman Fantasy .
Commenter cette chronique







© 2001-2011 - Les Chroniques de l'Imaginaire. Tous droits réservés.
Biz : moteur Niutopia, WongLi : code, Arsenik_ : adaptation skin
Design © 2003 yassineb