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Notre-Dame-aux-Ecailles

 
  Fazi, Mélanie
Edition : Bragelonne, Collection : L'Ombre 2008, 314 pages ISBN : 978-2-35294149-1 15
 

Après la réédition de Serpentine, Bragelonne a eu la bonne idée de sortir dans la foulée le nouveau recueil de nouvelles de Mélanie Fazi. Grand bien leur en a pris. On retrouve ainsi sa plume délicate, sensible, fantastique et terriblement triviale. A travers douze nouvelles, six inédites et six que l'on avait pu déjà découvrir à travers différentes publications, on plonge une nouvelle fois dans ce monde qui ressemble en tous points au notre sauf par les petites fissures que Mélanie fait dans le réel.

Dans La cité travestie, on retrouve un homme parti en couple dans la cité des amoureux, Venise, mais qui se retrouve finalement seul. Aussi, que peut-on chasser dans cette citée pervertie que les soupirs sous les ponts ?
En forme de dragon c'est certainement la nouvelle qui m'a le plus parlé. Une nouvelle fois, c'est par la musique que Mélanie me touche. Une musique qui se mêle au dessin. Une musique qui traverse et habite une petite fille.
Une silhouette qui se faufile dans la nuit pour comprendre d'où viennent ses effluves qu'elle ressent plus qu'elle ne les sent. Et c'est en découvrant le Langage de la peau qu'elle va se découvrir pleinement elle-même.
Le train de nuit ne vient pas pour tout le monde. Il faut certes vouloir y monter, mais tout le monde ne le peut pas. Il semblerait que, pour Raphaëlle, ce soit le moment de faire le pas.
Une nouvelle qui m'a d'abord laissée perplexe, Les cinq soirs du lion. Puis, quand la vérité commence à se dessiner, l'horreur qui envahit nos sens et notre raison
La danse au bord du fleuve fait une nouvelle fois apparaître la musique dans les écrits de Mélanie. Une danse sensuelle et belle, érotique et qui fait découvrir une nouvelle vie à Anne.
Villa Rosalie possède une grande sensibilité. Cet homme qui vient s'occuper de la maison dans laquelle Clémentine a bien voulu le laisser pénétrer. Ces pièces qui ont toutes une particularité, une âme
Avec Le noeud cajun, on pénètre dans un univers que l'on pourrait croire tout droit sorti d'un livre d'histoire enfin, d'une histoire un peu fantastique. C'est un autre monde, une autre époque, intégrée dans la notre. Un petit village dans lequel Cora va accoucher de son troisième enfant.
Quand une maladie vous ronge de l'intérieur et que, pour s'en débarrasser, on ne peut laisser d'un gouffre de vide, quel choix vous reste-t-il alors ? Peut-être de faire comme ces statues qui ornent le jardin de votre belle famille. Copier Notre-Dame-aux-Ecailles.
Mardi gras est un petit hommage de Mélanie à ces gens de la Nouvelles Orléans qui ont vu passer Katrina, cet ouragan dévastateur. Bien entendu, le fantastique fera son incursion dans cette nouvelle touchante et pleine de pudeur.
Quand on vit dans une petite ville, il arrive qu'on doive s'accommoder d'évènements étranges, que tous les gens du coin ont accepté, sans bien les comprendre. Seulement, quand on n'est pas originaire de cette même petite ville, les choses ne sont pas aussi simples. Surtout quand votre conjoint est en train de célébrer sans vous ces Noces d'écume.
Enfin, Fantômes d'épingle nous amène dans l'univers de Frédérique et de Justine, sa poupée qu'elle garde encore maintenant, même si elle ne fait que trôner sur une étagère poussiéreuse. Mais la relation des deux va se retrouver troublée quand Frédérique va apprendre la mort de Mathias, son ancien ami d'école qu'elle n'a pas revu depuis des années.

Bonheur ? Joie ? Extase ? Je ne sais quel mot employer pour définir le plaisir infini qui m'envahit quand je lis un nouveau texte de Mélanie Fazi. Son écriture est toujours aussi sublime, sans jamais plonger dans un puits de complexité. Et c'est là toute sa force : posséder une écriture imparable, mais accessible à tous, et possédant plusieurs niveaux de lecture. Rares sont les plumes de son niveau. Et les différents prix qu'elle a obtenus ces dernières années l'attestent.

Mélanie a un talent rare. Un talent qu'on aimerait lire plus souvent. Mais dont on se contentera une fois de temps en temps pourvu qu'elle le garde intact.

Ecrite par WongLi, le 09 Mars 2008 à 10:03 dans la rubrique Roman Nouvelle .
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