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Les pantoufles du samouraï

 
  Cauvin, Patrick
Edition : Plon 2008, 238 pages ISBN : 978-2-259-20547-4 17,90
 

Julien Pétrard entame son journal intime ! Il a quatre-vingt-quatre ans, vit seul et ne parle à personne ou presque. Un ours solitaire et un peu bourru. S'il se lance dans l'écriture d'un journal ce n'est pas pour raconter une vie qui pourrait paraitre insignifiante au premier abord mais pour conter les étranges faits qui lui arrivent depuis que son épicerie est fermée.

Tous les soirs Julien fait sa promenade habituelle, toujours le même circuit ! Et quand il lui manque quoi que ce soit il s'arrête à l'épicerie où la vieille caissière tricote en attendant le chaland. Jusqu'à ce soir fatidique où la porte est fermée, un panneau indiquant la fermeture définitive du lieu et une autre épicerie à quelques rues de là.

Cette nouvelle épicerie est vieille comme Erode, un épicier tel que les stéréotypes représentent ce corps de métier, avec la blouse, le crayon sur l'oreille et le vieux calepin pour les commandes. Le dialogue se met en place doucement entre les deux hommes, mais ce qui étonne le plus Julien c'est que l'épicerie vend des Dumbs, cigarettes depuis longtemps introuvables. Quand il en achète un paquet, l'épicier lui indique qu'il lui reste quatorze paquets à acheter. Même chose avec une bouteille de vin, plus que vingt-sept...

Julien ne comprend pas ce qui se passe mais est très intrigué. Il croit à une mauvaise blague, il envoie même la Béjoin, veuve de l'ambassadeur avec qui il passe quelques soirées de-ci, de là à picoler.
Cet épicier, ancien fossoyeur, est quand même étrange. Il a un cahier dans lequel est indiqué le nombre de produits qu'il reste à acheter aux clients avant... Avant quoi ?

Au fil de ce journal se mêle les souvenirs du vieil hommes, les femmes qu'il a aimé, sa mère qui l'a élevé seule, ses collègues. Il perd souvent le fil de la première idée pour partir dans les chemins de traverse de sa mémoire. Et cet homme bourru et aigri en devient attendrissant.

Il y a bien longtemps que j'avais lu un roman de Patrick Cauvin, j'en ai fais une sorte d'indigestion il y a quelques années. Mais la je suis revenue à lui et j'ai retrouvé le même talent qui m'avait fait tomber sous le charme de sa plume avec Haute-Pierre. Un histoire simple au premier regard mais qui vous emène très loin, plus loin qu'il n'y parait.

Ecrite par Arsenik_, le 13 Mai 2008 à 16:05 dans la rubrique Roman Inclassable .
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