Liste des ouvrages - Participer   Liens

Recherche  

Coups de coeur  

Tous les coups de coeur


Session  
Nom d'utilisateur
Mot de passe

Kikekoi  
L'équipe
Contact

Ailleurs  
RETRAIT des ordonnances Macron. ABROGATION de la loi travail (solidaires08)
Contrats aidés : Non au plus grand plan de licenciement de l’Histoire !!! (solidaires08)
L'Humanité 25 mai 1904 (solidaires08)
Toutes et tous le 16 novembre et les jours qui suivront (solidaires08)
Réunion publique du Front social à Nouzonville : Réfexions, débats, actions communes (solidaires08)



 

Les bourreaux

 
  Collectif
Edition : Parchemins et Traverses, Collection : Les Anthologies des Réalités Imaginaires 2005, 200 pages ISBN : 2-9524693-0-X 15 Anthologie dirigée par Hélène Fairmarch
 

Parchemins et Traverses, jeune maison d'édition passionnée vient de sortir pour notre plus grand plaisir sa première anthologie éditée sur papier.
Au premier abord, son sujet paraît dur et froid. On se retrouve face à ce très beau livre, et l'on se questionne beaucoup sur les nouvelles qui nous y attendent, un peu effrayé à l'idée de s'y plonger...

La premiere nouvelle, Une petite partie, permet de se mettre dans l'ambiance. Autour de cette partie de cartes entre un condamné à mort et son geôlier se tisse des détails sur une anticipation des prisons particulièrement angoissante et inhumaine. L'ensemble dessine une ambiance lugubre, qui va très bien à l'action, et marque plus le lecteur sur la durée que la chute de l'histoire.
Suit La famille Tranchesec, nouvelle dans un univers fantasy gorgée de bonnes idées au sujet de ces jeunes bourrelles qui rêvent de réussir leur concours. La fin reste néammoins assez classique, mais l'ensemble prète à sourire.
Marée Haute de Menolly, offre un degré de réflexion plus poussé, qui monte crescendo dans l'inconfort face à cette quête de vérité et de raison. La folie y est très bien présentée, l'auteur maîtrisant son écriture.
Le maître des souffrances est l'une des nouvelles qui m'a le plus marqué, autant par la description très crue du héros et de sa vision du monde que par l'histoire en elle-même, d'abord violente et qui sait doucement laisser percevoir un espoir dans l'univers présenté.
A droite du saigneur d'Asphodel présente une histoire somme toute classique, mais bien maniée.
Des larmes de jasmin est également une nouvelle à lire, autour de l'histoire d'un jeune garçon un peu fou qui apprend à maîtriser ses propres facultés et angoisses pour en sortir pur. Le cheminement de cette folie présente un combat intérieur extrêmement étrange et intéressant jusqu'au dénouement, qui apporte également une lumière dans une vision de la vie très sombre du personnage.
Sainte Hache, douce hache offre une nouvelle nettement plus humoristique face aux autres, véritable bouffée d'air frais à travers cette idée de la religion des bourreaux et de toutes ces références à de "grands noms du passé" plus farfelus les uns que les autres. On y découvre que les bourreaux peuvent être aussi mauvais, voire pires, que leurs condamnés, gonflés d'ambition et tout simplement violents (mais l'on s'en doutait déjà).
Double Je offre une vision d'horreur de dédoublement de personnalité, avec pour idée globale de découvrir comment s'en sortir quand l'être cohabitant son corps est le pire bourreau qui soit...
L'exécuteur des Sept Oeuvres offre à nouveau une vision plus douce des choses, face à ce bourreau qui n'en est pas vraiment un et permet aux gens d'aller mieux à travers des actes étonnants. Une nouvelle excellement menée, autant dans son idée que dans la façon de présenter les détails de l'histoire, qu'il vous reste à découvrir.
De sang et de larmes offre un aspect beaucoup plus romantique des bourreaux, et ne m'a pas vraiment marqué, tout simplement parce que cette vision des choses ne me correspond pas. Mais je ne doute pas qu'elle plaira à d'autres.
La reconversion, dernière nouvelle du recueil se situe dans notre monde et présente une rivalité dans une prison de femmes qui vire mal. Bien conduite, l'auteur parvient à nous faire ressentir la pression du bourreau qui se fait petit à petit avoir à son propre jeu.
Toutes ces nouvelles sont illustrées par des dessins en noir et blanc d'un niveau plus ou moins bon qui mettent en valeur cette anthologie.

Pour conclure, cette anthologie offre des nouvelles de nombreux genres très différents, qui permettent à tous d'avoir des préférences personnelles propres. Le niveau général est très bon, et l'ensemble de qualité. J'espère que ce premier recueil ouvrira la voie à de nombreux autres aussi agréables, et que de nombreux curieux s'y intéresseront. Une anthologie à découvrir.

http://parcheminstraverses.com/catalogue.htm#bourreaux

Ecrite par Aphrael, le 10 Octobre 2005 à 10:10 dans la rubrique Roman Inclassable .
Commenter cette chronique







© 2001-2011 - Les Chroniques de l'Imaginaire. Tous droits réservés.
Biz : moteur Niutopia, WongLi : code, Arsenik_ : adaptation skin
Design © 2003 yassineb