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La douce tranquillité des samedis

 
  McCall Smith, Alexander
Edition : 10/18, Collection : Grands Détectives 2010, 283 pages ISBN : 978-2-264-05180-6 7,90
 

Isabel Dalhousie est directrice de la Revue d'éthique appliquée. Autant dire qu'elle est philosophe dans l'âme, et qu'elle observe chaque menu détail de sa vie et de ses sentiments à travers le spectre de la philosophie. Au cours d'un dîner, elle est sollicitée par une femme dont le mari médecin n'ose plus sortir de chez eux, tiraillé par une honte effroyable concernant une erreur de dosage pendant les tests d'un nouveau traitement médical.

En tant que philosophe - et, accessoirement, insatiable curieuse -, Isabel se doit d'accepter d'apporter son aide à ce couple en péril. Elle tente donc de découvrir la vérité sur cette affaire de médicaments.

Voilà un bien étrange roman, au titre évocateur, bizarrement sorti dans la collection Grands Détectives de 10/18 alors qu'il n'a, à mon avis, aucune caractéristique de polar de quelque genre que ce soit. Certes, le personnage principal mène l'enquête - avec plus ou moins d'assiduité - sur un fait mystérieux. Mais cette minuscule trame policière est vraiment reléguée au second plan. L'avant dernier chapitre mis à part, ce discret élément de suspense s'efface totalement derrière les réflexions de l'héroïne...

Une héroïne qui vaut d'ailleurs amplement le détour et mérite bien qu'on lui consacre un roman, même à l'intrigue maigre. Ecossaise, intellectuelle, flegmatique, issue d'un milieu social très aisé, Isabel Dalhousie pourrait être antipathique, même elle est si entière, si soucieuse de son bonheur et de celui des autres, qu'elle est finalement très attachante. On prend vraiment beaucoup de plaisir à suivre le cours de ses pensées et à regarder le monde de son intelligent point de vue.

On pourrait croire qu'il en découle un livre assez indigeste, bourré de réflexions philosophiques - il n'en est rien. Si on est, par la force des choses, témoin des observations du personnage concernant la culpabilité, le milieu social, le couple ou les enfants, La douce tranquillité des samedis reste, à l'image de son titre, confortable et léger à lire.

Un roman très agréable donc, à condition de ne pas s'attendre à un livre policier.

Ecrite par Naolou, le 21 Janvier 2011 à 11:01 dans la rubrique Roman Inclassable .
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