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Freaks of the heartland

 
  Niles & Ruth
Edition : Semic 2007, 140 pages ISBN : 978-2-351-00234-6 15
 

Gristlewood Valley. Un village perdu et isolé dans le coeur des États-Unis. Un jeune garçon, Trevor, se promène dans les prés tout en jouant avec un pistolet, certainement à laser, de son invention. Seulement, même s'il essaye de jouer en toute innocence, comme devrait le faire un enfant de son âge, il y a toujours cette retenue, ce sentiment que les choses ne sont pas comme elles le devraient et qu'il n'a pas le droit de jouer et de rire comme un garçon de son âge aurait le droit de le faire.

Quand il rentre chez lui, son père, Henry Owen, lui passe un savon pour son retard. Le repas se déroule avec le rage à peine contenu de Henry qui flotte au-dessus de la table. Sa femme baisse sans cesse la tête de peur de l'offenser et Trevor ne parle pas, pour ne pas dire une chose qu'il ne faut pas. Une fois le repas terminé, Trevor a encore une chose à faire : il doit allé donner à manger à son frère. Seulement, son frère, Will, n'est pas alité dans sa chambre, il est enfermé dans la grange et attaché avec des chaines.

Will n'est pas un enfant comme les autres. C'est une sorte de monstre. Mais un monstre que Trevor aime quand même. Ça ne dérange pas Trevor de nourrir son frère, bien au contraire, même s'il préfèrerait que celui-ci mange avec eux à table. Mais comme Henry, comme toute la communauté de Gristlewood Valley en a décidé ainsi, Trevor lui donne à manger dans la grange de la merde.

Si c'est pas une claque dans la gueule d'envergure, je ne m'y connais pas. Freaks of the heartland est tout simplement une BD à côté de laquelle on ne peut passer. C'est fort, poignant, beau, touchant, tout en gardant un côté critique de l'Amérique profonde et de ses valeurs. Mais est-ce que cela vaudrait mieux si une chose comme cela arrivait dans le trou du cul de la France ? Bon, si cette bande dessinée a autant de qualité, ce n'est pas non plus par hasard. Avec Steve Niles au scénario, on pouvait difficilement s'attendre à quelque chose de pourri. Par contre, je ne connaissais pas encore Greg Ruth. Eh bien, son travail est tout simplement sublime. Regardez la couverture, et vous aurez un aperçu de ce que vous découvrirez dans l'album. Ni plus, ni moins. En plus, on nous gratifie à la fin de quelques commentaires sur ses recherches sur les personnages et sur les planches qu'il avait dû amener pour être sélectionné pour le projet.

A mi chemin entre un conte fantastique et une fable rurale, Freaks of the heartland est un véritable monument. Will est un " monstre " attendrissant et sa relation avec Trevor démontre que l'amour peut tout résoudre, si on se décide à ouvrir un peu son coeur.

Ecrite par WongLi, le 05 Mars 2008 à 06:03 dans la rubrique BD Comics .
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