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Della Rovere (Le pape terrible - Tome 1)

 
  Jodorowsky & Theo
Edition : Delcourt, Collection : Histoire & Histoires 2009, 54 pages ISBN : 978-2-7560-1444-9 13,95
 

Nous sommes en août 1503. Le pape Alexandre VI meurt : Rome est alors envahie de festivités : les italiens forniquent et boivent sans raison et sans moeurs, car les dix jours qui suivront seront synonymes de jeûne et de chasteté, sous peine d'excommunication. S'il y en a un par contre que le futur conclave rend actif, cest bien de Giuliano Della Rovere qu'il s'agit... Ce cardinal, ennemi juré des Borgia, ne possèdera jamais assez de voix pour devenir le nouveau Pape, mais il est adroit, fourbe, et possède une intelligence plutôt démoniaque.

Avec l'aide d'Aldosi, son mignon compagnon qui assouvit le moindre de ses désirs, il se rend chez Francesco Piccolomini-Todeschini. Le vieux cardinal est lubrique, et la bouche d'Aldosi suffit à lui faire accepter un marché de Della Rovere : ce dernier donnera ses voix à Francesco, contre tous les biens de ce dernier à sa mort. Le vieux cardinal accepte ainsi, et devient le nouveau pape, Pie III. Sa suprématie sera de courte durée, car malgré une grande méfiance, Della Rovere et Aldosi parviendront à le tuer, en introduisant une monstrueuse mygale dans sa couche.

Avec tout l'or du défunt dont Della Rovere dispose à présent, il devient un des cardinaux les plus riches et les plus influents. De fausses promesses viennent s'ajouter aux français et aux espagnols, et il n'en faut pas plus pour que Della Rovere devienne à son tour le pape, Jules II. Della Rovere commence par monter une équipe influente autour de lui : un gros travail l'attend pour atteindre le niveau des équipes de Borgia... Et à ce propos, il reste toujours César Borgia, de la famille de l'ancien pape, dont il faudrait se débarasser.

Après la série Borgia dessinée par Milo Manara, nous retrouvons Jodorowsky aux commandes d'une série historique mettant le cap sur le Vatican. Complots et trahisons sont toujours de mise, même si nous nous situons bien après l'existence du pape Borgia Della Rovere est ainsi campé par un homme lubrique, aimant les hommes, qui n'hésitera devant rien pour atteindre le pouvoir suprême. Il valait mieux se méfier de tout ce que vous avaliez, à l'époque, sans aucun mauvais jeu de mot ! Le rythme dévoilé ici est excellent, sans temps mort. Nul besoin d'être un féru de papauté pour s'y retrouver sans problème.

Côté graphique, cest Theo qui livre des planches absolument magnifiques. Les dessins sont détaillés, parfaitement mis en mouvement. Les planches bénéficient de couleurs vives et éclatantes, que cela soit sur les architectures romaines ou les riches broderies qui parent les différents papes et cardinaux qui sont légion dans ce premier tome. Le travail de recherche a sans doute été important d'un point de vue visuel, et cela se ressent très rapidement.

En définitive, une série qui démarre sur les chapeaux de roue, aussi bien sur le plan scénaristique que graphique : il faudra attendre la suite pour pouvoir commencer à comparer avec Borgia !

Ecrite par Clark, le 10 Novembre 2009 à 15:11 dans la rubrique BD .
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