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Déchirures

 
  Sire Cédric
Edition : Nuit d'Avril 2005, 250 pages ISBN : 2-35072-004-7 16,50
 

Je l'attendais avec impatience, ce petit dernier né des éditions Nuit d'Avril. Pas simplement parce que j'apprécie ce qu'ils font, mais aussi pour avoir la chance de lire les nouvelles de Sire Cédric. Si vous ne les connaissez pas encore, vous allez entrer dans un monde qui ressemble au nôtre par bien des aspects, mais qui, brutalement, tourne à autre chose souvent rouge du sang des victimes.

On commence par une histoire de jumelles qui se haïssent. Ces Sister sont effectivement liées par quelque chose de fort et de puissant, mais pas forcément de très réjouissant. Et lorsqu'une des deux décède le réconfort gagne le cur de la survivante. Dans Nocturnes, on apprend que de jouer au vampire peut s'avérer néfaste. Surtout lorsqu'on tombe sur un vrai démon, avec marque de fabrique et tout et tout. Hybrides, la nouvelle suivante, est le point de départ de beaucoup de choses. On y retrouve une jeune femme, Ilona, qui va découvrir ses origines, et surtout qu'elle est quelque peu différente de ce qu'elle-même pensait. Dans Stigmates, un homme rencontre une femme lors d'un voyage, et lui raconte ce qu'il lui est arrivé et pourquoi il a des marques sur le corps, marques qu'elle croyait être des tatouages, de prime abord. En lisant cette nouvelle, j'ai été pris par un certain malaise. Pourtant, je suis habitué à lire des horreurs, seulement l'ambiance est posée d'une manière tellement habile que je me suis laissé embarquer sans rien pouvoir y faire. Étrangement, la nouvelle suivante, Nenia, la seule nouvelle de fantasy du recueil, est celle qui m'a le moins envoûté. Peut-être parce que je l'ai trouvé trop " soft " par rapport aux autres. Ou tout simplement parce qu'on ne peut pas tout adorer. Attention, elle n'est pas inintéressante mais j'y ai été moins sensible. Il est temps maintenant de retrouver Ilona, rebaptisée Lona dans Carnage. Des skinheads, que l'on a déjà pu voir dans Stigmates, vont s'en prendre à elle alors qu'elle voyage dans un bus. Et, franchement, ce n'était pas une bonne idée, mais alors pas du tout. L'univers du rock, et encore plus celui du métal, a toujours été synonyme de drogue, de violence et de dépravation. Et ce ne sont pas ces Deathstars qui me contredirons. La nouvelle qui suit risque d'en déranger plus d'un puisque ce sont des enfants qui arrivent à commettre des actes odieux, que l'on " souhaiterait " voir réservés aux adultes (au moins, on a moins de mal à les haïr). Trois copains vont entrer par effraction chez une de leur professeur pour l'espionner. Mais le voyeurisme tourne parfois en boucherie sans qu'on le veuille réellement. La dernière nouvelle du recueil, Blood Road, va encore une fois mettre en scène Lona, mais accompagnée de personnes qu'elle a rencontrées durant son parcours. Et, encore une fois, la violence et le sexe vont être au rendez-vous. Avec cette nouvelle, j'en suis venu à me dire que les histoires de cette femme et de ses compagnons mériteraient un roman. C'est dire si j'étais bien dedans

Alors, déçu ou conquis par les écrits de Sire Cédric ? J'espère que vous l'aurez deviné, j'ai été envoûté par la manière qu'il a de se servir de la violence et du sexe dans ses textes. Ce ne sont jamais des scènes gratuites ou racoleuses, mais elles servent toujours admirablement bien l'histoire et l'ambiance. La crudité qu'il affectionne est assez nouvelle chez Nuit d'Avril, mais ne m'a pas choquée, et à aucun moment je ne me suis dit qu'elle n'était pas à sa place.

Un recueil à découvrir absolument et à savourer lentement.

Ecrite par WongLi, le 11 Mai 2005 à 09:05 dans la rubrique Roman Nouvelle .
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