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Un nom de torero

 
  Sepùlveda, Luis
Edition : Points 2008, 184 pages ISBN : 978-2-7578-0734-7 6,50
 

Juan Belmonte fut un grand torero. Le narrateur de cette histoire porte son nom, ce qui lui interdit de passer inaperçu. Sauf à Hambourg, où ce nom ne dit rien à personne, et où il vivote, envoyant tout ce qu'il gagne à la personne qui s'occupe de Veronica, son amour, qui est restée au Chili, réfugiée dans la catatonie pour échapper à la torture.

Quant à Frank Galinsky, depuis la disparition de la RDA, il se retrouve dans le no man's land de ceux qui n'ont plus de futur, et un passé inavouable.

Tous deux vont être lancés dans une course au trésor.

C'est un roman passionnant qu'a bâti Sepùlveda : par cette écriture limpide, précise, discrètement impressionante, par la construction magistrale, par la tendresse qu'il porte à ses personnages, tous paumés, tous perdants, par la splendeur des vastes espaces qu'il évoque.

De plus, même si l'histoire qu'il raconte est précisément située dans l'espace et le temps (et il est préférable, pour bien la suivre, d'avoir au moins une vague notion de la géo-politique sud-américaine de la seconde moitié du XXe siècle), le roman touche à l'universel par la dimension de ces jumeaux ennemis, ces "döppelganger" que sont Galinsky et Belmonte, deux hommes seuls qui ont exactement le même âge, tous deux naufragés.

Vraiment un grand beau moment de lecture, qui prouve s'il en était besoin qu'il n'est pas nécessaire à un auteur de talent de "faire long" pour combler son lecteur.

Ecrite par Mureliane, le 12 Novembre 2008 à 14:11 dans la rubrique Roman Polar .
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