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Le Monde d'Avant (Les Guerres Wess'har - Tome 3)

 
  Traviss, Karen
Edition : Bragelonne, Collection : SF 2007, 384 pages ISBN : 978-2-35294-108-8 20
 

Les bezeri ont été éradiqués et il faut que quelqu'un paye pour leur génocide. Nevyan Tan Mestin décide de faire appel au Monde d'Avant afin de leur demander aide et médiation pour résoudre ce conflit de manière aussi satisfaisante que possible pour toutes les parties engagées. Cependant, bien que ce soit une décision mûrement réfléchie, elle ne se doute pas qu'elle vient d'enclencher un processus sans retour en arrière possible. Elle consacre également beaucoup de temps à retrouver le corps de la Superintendante Frankland qui continue de dériver dans l'espace à la suite de son grand plongeon dans le vide. Pendant ce temps, Aras complètement ravagé par la mort de Shan essaie de poursuivre son existence en compagnie d'Ade infecté lui aussi par la c'naatat et tente de retrouver des survivants bezeri. De son côté Eddie Michallat se pose de plus en plus de questions à propos de son métier de journaliste et apporte son aide au ministre Par Paral Ual qui héberge les humains sur son sol et en particulier Lindsay Neville et Mohan Rayat les responsables du génocide.

Ce troisième volume représente la clôture d'un cycle mais pas la fin de la saga des Guerres Wess'har, puisqu'il reste beaucoup de choses à raconter ne serait ce que le débarquement extraterrestre sur la Terre. Il existe un essoufflement évident dans l'histoire, notamment à cause des répétitions. On commence à comprendre qu'il y a une grosse différence entre les façons de penser extraterrestres et humaines ! Puis, on attendait un volume contenant plus d'action après Transgression qui pouvait être considéré comme le calme avant le déchaînement de la tempête guerrière. La bataille promise a bien lieu mais grâce ou à cause de l'intervention des Eqbas, on peut la qualifier de guerre éclair étant donnée leur supériorité technologique et ce sont les pauvres isenj qui en font les frais les premiers. Le fait que cette lutte se déroule sur plusieurs niveaux, à un niveau actif évidemment mais également à un niveau psychologique accentue encore cette impression d'absence de conflit. Cet affrontement peut s'exprimer de manière olfactive car c'est l'odeur la plus forte qui impose la supériorité d'une matriarche et oblige l'adversaire à se soumettre. On peut donc en déduire que le terme qui qualifie le mieux l'atmosphère de ce roman est " tension " puisque tous les échanges se métamorphosent en rapports de force. En conséquence, les débats tiennent encore une grande place parce que les diversités de points de vue sont nombreuses et difficilement conciliables.

On peut aussi mettre en lumière quelques soucis au niveau de la traduction, certaines phrases ayant une tournure particulièrement maladroite, des transitions parfois abruptes dans les changements de situations à l'intérieur d'un même chapitre ainsi que des longueurs et un langage pour le moins familier et de plus en plus vulgaire. Pourtant les personnages demeurent attachants et l'évolution des relations entre terriens et extraterrestres est intéressante même si l'arrogance humaine demeure surprenante à certains moments. C'est le cas du comportement d'Eddie, par exemple, qui, malgré sa tendresse pour Giyadas, exprime un total mépris face au niveau de compréhension dont elle peut faire montre ou des compétences qu'elle peut acquérir. On pourrait penser que la vie commune aurait aplani ces différences mais il n'en est rien et le complexe de supériorité des hommes à la vie dure. La fin pourtant reste captivante car ce ne sont pas les bons sentiments qui président aux décisions de chacun et encore moins une forme de morale mais bien l'incapacité que ressente les protagonistes à vivre avec un sentiment de culpabilité et de responsabilité trop lourd pour leurs épaules. Même Aras, contaminé par la tournure d'esprit des gethes se met à douter et à faire passer un hypothétique sens du devoir avant sa propre satisfaction. Il paraît également curieux  de constater la vérification de cet adage qui dit que, parfois, le mieux est l'ennemi du bien. En conclusion, on peut souligner le plaisir que représente cette lecture, même si cet opus est un peu en dessous de La Cité de Perle.

Ecrite par Sig, le 03 Janvier 2008 à 15:01 dans la rubrique Roman Sf .
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