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Terrienne

 
  Mourlevat, Jean-Claude
Editions : Gallimard Jeunesse 2011, 386 pages ISBN : 978-2-07-063723-2 16
 

Le dernier roman d'Etienne Virgil va sortir dans quelques semaines. Il s'agit du plus mauvais, du point de vue de son auteur. C'est en ruminant ces sombres pensées que l'écrivain rencontre Anne pour la première fois. Il prend l'adolescente en stop, et au terme d'une conversation agréable, la dépose à Campagne. Campagne ? Quelques temps plus tard, l'écrivain réalise qu'il n'avait jamais entendu parler de cette bourgade auparavant... Il refait en voiture le trajet effectué avec Anne, sans jamais retrouver le lieu-dit.

La semaine suivante, Etienne Virgil reprend sa voiture, et Anne est à nouveau au bord de la route. Comme lors de leur première rencontre, le courant passe entre eux de manière évidente. De même, leur chemin les mène à Campagne, où Etienne Virgil dépose Anne pour la seconde fois...

Ce que Anne vient chercher à Campagne ? Sa grande soeur. Gabrielle a disparu il y a un an, juste après son mariage avec un homme étrange, trop parfait, qui n'a jamais inspiré confiance à sa cadette. Leurs parents ne savent que faire, la police a presque baissé les bras. Alors Anne cherche, infatigable, jusqu'à ce que ses pas la mènent à Campagne, cette ville étrange où respirer est interdit...

Que de beauté, de sagesse, dans ce nouveau roman de Jean-Claude Mourlevat ! L'ambiance y est très particulière, entre références à Barbe-Bleue ("Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?"), au Phénomène de Voix Electronique (ces voix désincarnées qui se font entendre dans les interférences des programmes radio), le tout sur fond de menace sourde de la part d'une société dont on ignore tout, à part que sous ses dehors trop lisses et trop parfaits, elle est capable de la plus grande brutalité.

Dans cette atmosphère étrange, Anne se bat pour ramener sa soeur dans le monde réel, et rien ne la fera flancher. On retrouve ici cette justesse dans l'évocation des relations fraternelles qui m'avait tant frappée dans Le chagrin du Roi Mort.

Difficile d'en dire plus sans déflorer l'intérêt de ce roman qui réside dans sa capacité à nous étonner et à nous émouvoir. Je voudrais juste ajouter qu'après un démarrage un peu lent, Terrienne gagne à chaque page en force et en émotions, bercé par la musique de Keane.

Chaque fois que je termine un livre de Jean-Claude Mourlevat, je me dis qu'il pourra difficilement faire mieux. Et bien si, il en est capable - la preuve, une fois encore, avec Terrienne.

Ecrite par Naolou, le 15 Février 2011 à 19:02 dans la rubrique Roman Jeunesse .
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