Liste des ouvrages - Participer   Liens

Recherche  

Coups de coeur  

Tous les coups de coeur


Session  
Nom d'utilisateur
Mot de passe

Kikekoi  
L'équipe
Contact

Ailleurs  
Exigeons l’abrogation du décret contre les chômeur-euses ! (solidaires08)
Le RSA, revenu de solidarité active en 10 questions (solidaires08)
Tous-Tes dans les rues et en grève le 5 février et les jours qui suivront (solidaires08)
Journée nationale d’appel à la grève et de manifestation le Mardi 5 février 2019 (solidaires08)
Posons des actes forts ! (solidaires08)



 

Solaris - Numéro 176

 
  Solaris
Edition : Les Publications Bénévoles des Littératures de l'Imaginaire du Québec Inc. Automne 2010, 160 pages ISSN : 0709-8863 10 $
 

Pour ne rien vous cacher, parmi les littératures de l'Imaginaire, c'est vraiment à la Science-Fiction que va mon amour le plus constant, et le plus profond. Non que je dédaigne pour autant les autres genres, mais... Bref, ce préambule vise à vous dire que j'ai beaucoup aimé le dernier numéro de Solaris, "science-fictionneux" à souhait ! La belle couverture, signée Grégory Fromenteau en est d'ailleurs emblématique.

Pour l'honneur d'un Nohaum, de Philippe-Aubert Côté : dans une atmosphère post-apocalyptique, les humains tels que nous les connaissons ont quasiment disparu, remplacés par les Ourags et autres Néomorphs, les Phytos, et autres Nohaums. Une expédition mixte est envoyée sur les ruines de Moscou, pour voir comment la ville peut être recyclée, malgré les fantômes produits par la poussière-espion de Verevkine. Cette longue nouvelle construit l'ambiance sans nuire à l'action, ni aux personnages, même si ceux-ci ont un petit quelque chose de stéréotypé. On y retrouve le talent de Côté, dont personnellement je lirais volontiers quelque chose de plus long, ses Ourags et Nohaums me paraissant bien prometteurs.

Le double d'éternité, de Frédéric Vacher : un peintre célèbre est ramené à la vie, sur Mars, par un homme d'affaires capricieux. L'ambiguïté du titre (s'agit-il de deux fois l'éternité, ou du döppelganger éternel ?) est très caractéristique de la nouvelle, et notamment de sa chute. En tout cas, cette première nouvelle publiée est originale, bien réussie, et donne envie d'en lire d'autres de cet auteur prometteur.

L'Art du dragon, de Sean McMullen : subitement, un dragon doré de trois kilomètres de long apparaît et commence à dévorer toutes les oeuvres d'art, la Tour Eiffel lui servant de hors-d'oeuvre. Que veut-il ? Que veut-il dire ? Contrairement à l'auteur de la nouvelle précédente, Sean McMullen est bien connu des amateurs du genre, fût-ce seulement pour son diptyque des Âmes dans la grande machine, d'une originalité réjouissante. L'argument de la nouvelle présenté est tout aussi original, mais j'aurais personnellement préféré une nouvelle un peu plus resserrée. Telle quelle, toutefois, avec son humour discret, elle se lit fort bien.

Amazing Stories et l'émergence de la Science-Fiction, de Marc-Ross Gaudreault, est un article très fouillé, avec une bibliographie impressionnante. Je n'aurais vraiment aucun reproche à lui faire, s'il était précisé en titre qu'il s'agit de la SF américaine. Certes, je comprends bien que le terme même a été inventé à ce moment-là, comme la forme qu'a prise le genre à l'époque. Je déplore énormément, cependant, et surtout dans les pages de la revue francophone du genre la plus ancienne et justement réputée, que la SF française y soit expédiée en deux paragraphes. Ceux-ci ont toutefois le mérite de pointer les deux "tares" majeures dont elle souffrait à l'époque : une ambition littéraire trop grande, et le manque, logique au vu de ce qui précède, d'une revue de vulgarisation comparable à celle créée par Gernsback.

Dans ses Carnets du Futurible, intitulés Les Trésors de Babel, Mario Tessier fait le point sur les différentes langues délibérément inventées depuis l'Antiquité, et leur devenir ; ainsi bien sûr que celles imaginées par nos auteurs préférés, du klingon au Sindarin. Je l'ai trouvé aussi instructif que passionnant, et j'avoue attendre avec une vive impatience la chronique qu'il nous a promis de consacrer à l'hypothèse Sapir-Whorf.

Je suis toujours particulièrement attentive à la rubrique Lectures, et le projecteur mis sur A travers temps pourrait bien me pousser à re-tenter un roman de RC Wilson.

Et pour ceux à qui ces 160 pages n'auraient pas suffi, ou qui souhaiteraient retrouver, par exemple la suite de Lectures, il y en a encore à l'adresse www.revue-solaris.com !

Ecrite par Mureliane, le 25 Novembre 2010 à 14:11 dans la rubrique Revues .
Commenter cette chronique







© 2001-2011 - Les Chroniques de l'Imaginaire. Tous droits réservés.
Biz : moteur Niutopia, WongLi : code, Arsenik_ : adaptation skin
Design © 2003 yassineb