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Les Loups de la Calla (La Tour Sombre - Tome 5)

 
  King, Stephen
Edition : J'ai Lu 2004, 668 pages ISBN : 2-290-33248-8 23
 

Magie et Cristal est bien loin derrière nous. Tous les pistoleros attendaient avec impatience la suite de la quête de Roland de Gilead, celle qui le mène irrémédiablement, lui et ses amis du ka-tet, vers la Tour Sombre.

Le ka-tet, toujours constitué de Roland de Gilead, dernier descendant de la lignée d'Eld, Eddy, ex-junky, Susannah, la schizophrène et Jack, l'enfant revenu de la mort chemine vers la Tour Sombre et arrive aux abords du village de Calla Bryn Strugis. Ici les habitants pourraient être heureux : ils cultivent le riz, ont de nombreux et beaux enfants qui arrivent presque toujours par paire et ont le fleuve qui leur permet de commercer. Je dis pourraient car il y a les Loups, les Loups venant de l'Est, de l'obscure Tonnefoudre. Environ tous les vingt-trois ans, ces êtres maléfiques kidnappent la moitié des enfants, un de chaque paire et quand ils reviennent par le train de Tonnefoudre ce ne sont plus que des épis vides, des débiles forts comme des bœufs.
Quand le village apprend par le père Callahan l'approche d'un groupe de Pistoleros de la lignée d'Arthur l'Aîné, il voit en eux les sauveurs, ceux qui vont les délivrer de cette malédiction qui pèse depuis trop longtemps sur le village.
Comme tout Pistolero qui se respecte, ils ne peuvent refuser. Ils ont seulement vingt-trois jours, vingt-trois jours pour préparer un plan d'attaque et surtout décider la totalité des habitants du village de se battre contre les Loups.
En sus des Loups, le ka-tet va devoir protéger Calvin Tower, libraire à New York en 1977, contre les crapules en manteaux jaunes (ceux de Cœurs perdus en Atlantide) et préserver la Rose qui pousse dans le terrain vague près de la librairie.
C'est grâce à la treizième noire et à la porte de la grotte des voix que les ka-mis vont pouvoir aller d'un monde à l'autre, de celui des Loups de l'Entre-Deux-Monde à celui des crapules et de la Rose dans notre espace-temps.
Le bonus se trouve dans le récit de la vie d'errance du Père Callahan, prêtre à Salem, combattant les vampires et voyageurs sur les routes d'une multitude d'Amériques parallèles.

Aucune surprise, aucun rebondissement dans ce cinquième tome dont on devine aisément la fin. Peu de violence, le combat contre les loups n'est qu'une infime partie de ce roman. Mais de nombreux points qui nous font avancer un peu plus vers la Tour Sombre. Ce qui ressort avant tout de ce livre c'est la résistance, chacun contre ses propres maux. Roland résiste aux douleurs de l'arthrose (hé oui même un Pistolero vieillit...), Susannah doit combattre une nouvelle personnalité qui squatte son esprit, le Père Callahan s'est battu contre les vampires et les appels de l'alcool et les habitants de Calla Bryn Strugis doivent se défendre des Loups de Tonnefoudre.
Dans Les Loups de la Calla, Stephen King réhabilite aussi ces valeurs morales qui ont été banalisées par la vie moderne. L'auteur nous montre toute l'importance de l'amitié (celle de Jack pour un enfant du village et celle qui unit le ka-tet), de l'amour (Eddy et Suzy s'aiment plus que jamais et même Roland va compter fleurette) et surtout la famille qui est au cœur de ce roman (les habitants qui défendent leurs enfants, le sentiment paternel qui unit Jack et Roland et Mia, qui signifie « mère » dans la langue de Roland, nouvelle personnalité de Suzy qui attend son "ptit gars ").
Cet antépénultième tome de la Tour Sombre est le point culminant de la quête du Pistolero mais aussi celui de la carrière de Stephen King. On y voit toute sa carrière converger et même le nom de l'auteur cité en toute lettre (info : il apparaîtra en chair et en os dans le sixième tome). De Charlie, clairement cité à Shinning (Jack possède ce don et le Père Callahan se bat contre l'alcool tout comme Jack Torrance), en passant par Salem (le Père Callahan est le même que celui de ce roman) tout en croisant les crapules en manteaux jaunes de Cœurs perdus en Atlantide. Il y a aussi la résurgence d'un thème cher à Stephen King, celui des enfants en danger (Ca, La Tempête du Siècle, La Petite Fille qui Aimait Tom Gordon) ou bien d'enfants déficients mentaux (Désolation, Les Régulateurs, Dreamcatcher). N'oublions pas l'idée dune communauté qui s'unit contre les forces du mal comme dans le Fléau où les survivants s'étaient réunis autour d'Abigaël.
Dans ce roman, Stephen King redevient le conteur, le conteur du temps de Castle Rock, celui qui sauve les enfants et leur (re)donne la liberté, celle de rêver sans aucune frontière à leur imagination et de ne pas se faire lobotomiser par des Loups, quels qu'ils soient.
Seul point plus ou moins négatif : la longueur. Pas celle du livre qui comme tous les romans de Stephen King sont trop courts pour moi mais plutôt celle du temps qui joue des tours. A Calla Bryn Strugis, le temps s'étire ou s'accélère sans raison et le lecteur le ressent totalement. Tout comme là-bas les journées s'étirent sans fin avec de nombreuses palabres les pages semblent longues et donne l'impression de ne pas avancer dans l'histoire ou bien un jour le soleil est à peine levé que le voila déjà qui disparaît à l'horizon et un gros morceau de ce pavé est lu.
Mais pour celui qui n'a pas oublié le visage de son père ce n'est qu'une étape sur le chemin de la Tour Sombre.
Par contre, une question me turlupine depuis la lecture de ce roman. Le chiffre 19 revient, un sigle du ka, ainsi que 99. Ces chiffres ont-ils un rapport avec son accident du 19 juin 1999 ? Si vous avez la réponse .....
Dernière chose, un grand merci à Stephen King de nous faire rêver, que vos journées soient belles et vos nuits paisibles, que votre vie soit Comala.

Ecrite par Arsenik_, le 02 Juin 2005 à 21:06 dans la rubrique Roman Fantastique .
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