Liste des ouvrages - Participer   Liens

Recherche  

Coups de coeur  

Tous les coups de coeur


Session  
Nom d'utilisateur
Mot de passe

Kikekoi  
L'équipe
Contact

Ailleurs  
Manifestation le 3 mars 2020 contre la réforme des retraites et le 49.3 (solidaires08)
Manifestion jeudi 6 février contre la réforme des retraites (solidaires08)
Manifestation contre la réforme des retraites mercredi 29 janvier 2020 (solidaires08)
Les prochaines manifestations contre la réforme des retraites à Charleville (solidaires08)
Pour l’amélioration des pensions ! Pour le maintien des régimes existants et de nos droits ! Toutes et tous mobilisé-es et déterminé-es pour le retrait du projet de réforme de notre système de retraite ! En GRÈVE ce mardi 17 décembre ! (solidaires08)



 

Terreur

 
  Simmons, Dan
Edition : Pocket 2010, 1049 pages ISBN : 978-2266191173 11
 

John Franklin, officier de la Royal Navy rompu à la navigation dans l’Arctique, quitte l’Angleterre le 19 mai 1845 avec deux navires, le Terror et l’Erebus, plus de cent hommes d'équipage et des vivres pour trois ans. Sa mission : découvrir le fameux passage du Nord-Ouest entre l’Atlantique et le Pacifique.On s’en doute, les choses ne se passent pas aussi bien que prévu dans un environnement aussi hostile. Les deux navires impériaux se sont trouvés coincés, pris au piège dans la banquise. L’expédition était en retard et n’a pas pu traverser la zone de banquise quand celle-ci était encore suffisamment mince pour être franchie relativement simplement par les deux voiliers et leurs hélices. Les amiraux avaient prévu cette possibilité, mais la banquise qui s’est formée est si épaisse qu’elle ne dégèle pas pendant l’été qui suit et les équipages sont contraints de passer un autre hiver prisonniers des glaces. Un hiver d’autant plus difficile que les réserves de charbon sont épuisées et ne permettent même plus de chauffer les navires, et que le scorbut commence à faire son essai. La situation n’est pas très favorable, mais c’était sans compter sur la "chose".

L’expédition est en effet endeuillée à de multiples reprises par une monstrueuse bête, sorte de croisement entre un ours polaire et un géant. Un monstre qui ne craint ni le froid, ni les balles, mais qui semble se délecter de la chair humaine au point d’en faire son repas principal. Le pire est qu’elle semble prendre un malin plaisir à jouer avec ces hommes impuissants, en les chassant et en les attaquant par surprise à n’importe quel moment, n’importe où. Ainsi, outre une force surhumaine, la créature est intelligente et décime les rangs. avec une efficacité redoutable. L’expédition est vue pour la dernière fois à la fin du mois de juillet, puis plus rien.

Inspiré d'une histoire authentique (hormis bien sûr le monstre gigantesque qui décime les marins), ce roman de Dan Simmons nous plonge dans un thriller glacial (oui je sais, elle est facile celle-là !) et terrifiant, tantôt plein d'espoir de trouver une eau libre, tantôt suicidaire (engelures, scorbut, malnutrition, hygiène, mutineries...), les marins de cette expédition, passent par tout les états. Bon, vous me direz en ce qui concerne l'action, Dan Simmons ne s'est pas foulé, si ce n'est les quelques étripages savamment orchestrés par la "chose", le reste ne bouge pas trop. Et pourtant, je suis restée accrochée à ce pavé de 1049 pages sans en perdre une miette. Munie de mouffles et bonnet, j'ai arpenté cette fichue banquise avec ses héros. Le plus étrange, c'est que j'y ai pris du plaisir, pas du plaisir à les imaginer se geler par souvent -50 C°, non j'ai pris plaisir à découvrir un lieu qui m'était totalement inconnu : l'Arctique. Je me suis d'ailleurs empressée d'aller m'enquérir de plus amples informations sur cette fameuse expédition, qui fit couler beaucoup d'encre en Angleterre à l'époque.

Jusqu’au 20e siècle, plus d’une vingtaine d’expéditions ultérieures ont tenté de trouver des traces des navires. On a finalement découvert les sépultures de quelques membres d’équipage sur l’île du Roi-Guillaume, ainsi qu’une partie d’un carnet décrivant la mort de causes naturelles de Franklin, en 1847, et l’abandon subséquent, le 22 avril 1848, des bâtiments prisonniers des glaces. A ce jour, les deux navires n’ont jamais été retrouvés.

Ecrite par Moute, le 08 Novembre 2010 à 12:11 dans la rubrique Roman Fantastique .
Commenter cette chronique







© 2001-2011 - Les Chroniques de l'Imaginaire. Tous droits réservés.
Biz : moteur Niutopia, WongLi : code, Arsenik_ : adaptation skin
Design © 2003 yassineb