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Putain d'usine

 
  Efix & Levaray
Edition : Petit à Petit 2007, 126 pages ISBN : 978-2-84949-091-4 12,90
 

Un ouvrier qui se lève à quatre heures du mat, qui se prépare et prend son petit déj machinalement, qui se casse le premier de son quartier, ou en plein week-end, au boulot, dans une usine crasseuse et bruyante... Cela vous paraît cruel ? Passé ? Eh bien non, pas vraiment... Cest le quotidien de nombreux ouvriers, encore de nos jours, bien évidemment...

Entre les règles de sécurité, les mouvements du personnel, les cafés et repas qu'on prend vite fait au réfectoire entre collègues complètement claqués, c'est tout un univers qui est décrit ici. Toute une vie de travail et de courage. Alors bien sûr, certains trouvent refuge dans l'alcool, mais dans cette carrière grise, l'heure de l'apéro ne sonne-t-elle pas comme une délivrance ? Surtout qu'à l'époque, les repas arrosés étaient légion, d'après les anciens... Maintenant, c'est sûr, c'est plus dur et plus triste...

Mais le pire, est-ce vraiment ça ? Surtout lorsqu'on voit un de ses collègues s'écrouler d'une crise cardiaque devant soi, ou ces deux types externes se faire brûler vifs lors de l'explosion dune vanne de gaz... Non... Le pire, cest sans doute ces rêves de gosses qui, finalement, ne se réalisent jamais. Le pire, c'est de ne pas trouver le courage de faire en sorte que ça change, embourbés qu'on est dans le quotidien de cette putain d'usine...

Alors évidemment, il y a des bons moments, notamment ces étincelles dans les regards lorsque, unis dans la lutte, les ouvriers ont les couilles de dire non au patronat, en défilant à La Défense... Mais finalement, n'est-ce pas bien peu de chose vis-à-vis de cette vie salariée ?

Que vous dire de plus ? Je crois que tout y est... Ce livre, que dis-je, ce monument est à posséder absolument pour tout amateur de BD, tout simplement. Alors je peux vous dire que c'est tiré d'un roman du même nom, de Levaray qui était lui-même ouvrier, et sait donc de quoi ça parle. Jai personnellement eu l'occasion de faire des stages dans ce milieu ouvrier et, bon sang, cest exactement ça !

Alors ajoutez un dessinateur comme Efix là-dessus... Et vous obtenez le bijou que je vous décris. Les dessins sont en noir et blanc, mais attention, on sent un travail énorme derrière, hein : les ouvriers sont bien souvent réduits à de simples ombres, et cela est fait pour renforcer le côté glauque, c'est entendu. Il ne restait qu'à trouver un éditeur qui a le cran de sortir cette histoire, et je ne suis pas surpris que cela provienne des éditions Petit-à-petit. C'est certes moins connu que Soleil ou Delcourt, mais finalement, c'est de ces éditeurs que nous parviennent des pépites qui nous marquent. Chapeau bas. Vraiment...

Ecrite par Clark, le 27 Septembre 2007 à 13:09 dans la rubrique BD .
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