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Les meurtriers de Dieu

 
  Jean Depreux
Edition : Les Nouveaux Auteurs, Collection : Horcol 2010, 387 pages ISBN : 978-2-917-14457-2 17,90
 

Nous sommes en Janvier 2010. John Carver est un inspecteur de Scotland Yard possédant un sacré paquet d'expérience. Malheureusement pour lui, il vient d'apprendre qu'une tumeur se développe dans son cerveau... Pour l'instant, Carver est le seul à savoir. L'homme n'étant pas vraiment du genre expansif, il ne souhaite rien dire à personne : ni à sa famille, ni à Sarah, son apprentie au boulot, pourtant très proche. Alors, Carver a pris une décision en allant se mettre au vert sur Holy Island, une île du nord de l'Angleterre où il est possible de se rendre en voiture uniquement lorsque la marée est basse. Une île tranquille où, normalement, Carver pourra faire le point sur sa vie, loin des enquêtes londoniennes stressantes...

Et il n'y a pas vraiment foule sur cette île où un vieux monastère a été détruit, et où il demeure une vieille église... La première personne que Carver rencontre est Josh Terman, un naturaliste qui vient de temps en temps sur l'île pour y étudier la faune et la flore. Puis, Penny McLeish, la gérante de l'hôtel où descend Carver, avec Harry McLeish, son barman de mari. Les clients ne sont franchement pas légion dans ce bar, où seuls quelques habitués comme le maire passent de temps à autre. En ce moment, une exposition sur des instruments de torture du XIIème siècle est sur le point de s'ouvrir, et Carver aura la primeur de la visite, avec du coup une sacrée vision de la bestialité humaine pour ce qui est de faire souffrir. A préciser que toutes les tortures endurées au Moyen âge l'étaient sous la bénédiction de l'Église...

Tout va bien pour le moment, jusqu'à ce que de sordides meurtres aient lieu, en utilisant justement les instruments de torture de l'exposition : bientôt, c'est Josh Terman qui est retrouvé mort dans d'atroces souffrances, puis le responsable de l'exposition lui-même. Devant l'isolement et l'inaccessibilité des lieux, c'est à Carver que les enquêtes sont confiées, ce dernier faisant vite appel à l'aide de Sarah, sa coéquipière londonienne du Yard...

En parallèle de tout cela ? L'existence avérée de tunnels souterrains servant à une communauté de défenseurs de Cuthbert, un moine anglais adorateur du Christ, ayant vécu au VIIème siècle, et dont certains spécialistes essaient encore de trouver les reliques, comme le professeur James Patterson accompagné de ses deux meilleurs étudiants, Mick et la jolie Charleen. Les révélations qui se cachent sous ces découvertes pourraient d'ailleurs remettre en cause les fondements même de la chrétienté...

Premier roman de Jean Depreux, Les meurtriers de Dieu se rapproche beaucoup sur la forme du Da Vinci Code de Dan Brown. Oui, sur la forme, avec des chapitres particulièrement nombreux et courts, renforçant le côté haletant, avec des flashbacks bien maîtrisés dans le passé, et des entrecoupements de lieux et de personnages différents. La différence est qu'ici, nous sommes plongés dans l'Histoire anglaise et dans les Évangiles de Lindisfarne, que Jean Depreux maîtrise particulièrement bien. Le rythme est excellent : pour preuve, le lecteur aura vite fait de finir le roman une fois celui-ci commencé, tant c'est une nouvelle fois prenant.

Le fond historique est ici particulièrement riche et intéressant, sans jamais passer par d'assommantes et soporifiques explications. Le mystère est entretenu jusqu'au bout, y compris pour découvrir qui est le vrai meurtrier, jeu désormais classique dans ce genre de polar historique. Une bien belle surprise en tout cas qui n'est pas basée que sur de la fascination morbide qu'on pourrait avoir sur les vieux instruments de torture (comme la Vierge de fer ou la Tour de Londres), qui mérite largement un coup de coeur, comme celui de Yann Queffélec pour le prix VSD du polar 2010, tant je suis maintenant impatient de découvrir le second roman de Jean Depreux !

Ecrite par Clark, le 11 Août 2010 à 01:08 dans la rubrique Roman Polar .
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