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Le Coup du Cavalier

 
  Williams, Walter Jon
Edition : L'Atalante 2010, 552 pages ISBN : 978-2-84172-519-9 20
 

Mine de rien, Doran Falkner s'ennuie un peu. Après tout, la Terre lui appartient presque totalement, au moins en surface, le temple d'Apollon à Delphes est reconstruit, ses enfants préférés largement adultes... Ce qui l'intéresse le plus en ce moment, ce sont ces Centaures qui semblent peu à peu développer une culture, ce qui pourrait faire d'eux, à terme, une toute nouvelle espèce d'êtres sentients susceptibles de réveiller l'humanité en lui posant un défi. Mais en ce qui le concerne, au bout de huit cents ans d'existence, le miracle de la vie a quelque peu perdu de sa fraîcheur. C'est sans doute pourquoi il décide d'accepter la proposition de son vieil ami, ou du moins complice, Brian McGivern et de partir enquêter sur la téléportation étrange des Lugs. C'est au moins l'une des raisons, l'autre s'écrivant M A R Y.

Je pense être aussi bien placée que quiconque quand il s'agit de clamer qu'il n'y a que trop d'immortels dans la littérature de SF depuis quelques années. Toutefois, je n'en ferai pas la remarque pour ce roman. En effet, il s'agit là véritablement d'une réflexion sur les enjeux et conséquences possibles de l'immortalité, sur le goût de vivre et d'aimer, sur la personnalité, sur la façon dont celle-ci peut à tel point se recroqueviller sous le poids des choix offerts que la personne ne peut que se réfugier dans la folie, ou dans le meurtre de masse, pour prendre deux exemples des plus extrêmes parmi ceux présentés par ce roman. Très habilement, l'auteur a su donner du relief à ses personnages humains, pour qui l'immortalité est, en somme, d'acquisition récente, en les détachant sur un arrière-plan occupé par des animaux (les Lugs), des semi-humains qui n'auront jamais la chance d'en devenir (ceux d'Egypte), des demi-humains innocents... pour l'instant (les Centaures), et des Eternels par nature qui ne semblent pas se débrouiller beaucoup mieux que les humains (certes, que le roman soit écrit par un humain peut contribuer à l'expliquer...).

Les habitués de Walter Jon Williams retrouveront dans ce roman son style léger, souvent drôle, mais on a affaire ici à un roman de SF fort bien construit, aux personnages intéressants. A ce propos, j'aurais tendance à penser que la mort prématuré de Hourigan fut un crève-coeur aussi pour l'auteur, à qui ce personnage me fait irrésistiblement penser. En tout cas, s'il m'est arrivé de me sentir dubitative, voire frustrée, à la fin d'un roman de Walter Jon Williams, à qui j'ai souvent reproché de ne pas aller au bout de ses (excellentes) idées, ce n'a pas été le cas pour ce roman que je trouve, au contraire, extrêmement réussi et abouti tant dans sa forme que dans son fond. On en peut qu'apprécier, en tout cas, la variété de ses dernières oeuvres publiées chez L'Atalante, qui sont toutes à la fois représentatives de son style et très diverses entre elles, et souligner le très bon travail de l'éditeur, d'autant que la couverture et la traduction de ce roman sont particulièrement réussies.

Ecrite par Mureliane, le 11 Octobre 2010 à 15:10 dans la rubrique Roman Sf .
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