Liste des ouvrages - Participer   Liens

Recherche  

Coups de coeur  

Tous les coups de coeur


Session  
Nom d'utilisateur
Mot de passe

Kikekoi  
L'équipe
Contact

Ailleurs  
RETRAIT des ordonnances Macron. ABROGATION de la loi travail (solidaires08)
Contrats aidés : Non au plus grand plan de licenciement de l’Histoire !!! (solidaires08)
L'Humanité 25 mai 1904 (solidaires08)
Toutes et tous le 16 novembre et les jours qui suivront (solidaires08)
Réunion publique du Front social à Nouzonville : Réfexions, débats, actions communes (solidaires08)



 

La Dame des MacEnnen

 
  Cabasson, Armand
Edition : Glyphe, Collection : Imaginaires 2008, 141 pages ISBN : 978-2-35285-048-9 14
 

Ennièle faisait partie de l'élite des cieux. Archange, elle commandait l'une des légions célestes. Mais lorsque le plus beau des anges, Lucifer, s'est rebellé contre son création dans le but d'obtenir sa liberté, Ennièle est restée neutre. Pour sa punition, Dieu ne l'a pas précipitée en enfer comme les autres, mais il lui a arraché les ailes et l'a condamnée à passer sa vie immortelle dans un lac sur Terre.

Là, Ennièle a pris pour nom Enneline, refusant d'utiliser encore son identité perdue, et a assisté à l'apparition de l'homme, d'abord timide, puis plus aventureuse, dans son domaine.

Au fil des ans, privée de toute liberté, elle a fini par s'intéresser à cette race à mi-chemin entre les singes et les anges. Elle est devenue la protectrice du clan qui vit sur l'île de son lac, de son loch. Pour ces humains superstitieux et craintifs des forces de la nature, elle est devenue la fée du loch, celle qui chante la vie et la mort des seigneurs MacEnnen forme abâtardie de son propre nom - qui leur dévoile une partie de leur destin, et protège leur terre. Mais, toujours, Enneline a gardé sa neutralité.

Jusqu'à la naissance du seigneur Ingram, le nouveau suzerain des MacEnnen. On est en 1461 et les Maisons de Lancastre et d'York s'affrontent pour le trône d'Angleterre. Seigneur écossais, Ingram se rallie à la maison des Lancastre. Mais malgré l'amour qu'il porte à son pays, une autre passion le tient : celle qui le lie à la fée des MacEnnen, dont il est tombé amoureux.

Pour la première fois, Enneline prend conscience qu'elle n'est plus neutre.

Pour apprécier ce roman, il est nécessaire d'avoir déjà de solides bases en histoire de l'Angleterre. Certes, l'auteur a pris soin d'expliquer, au fil même du roman, les faits de cette période et de rajouter dans une postface un lexique complet, mais cela ne suffit pas à rendre totalement limpide cette période particulièrement riche en rebondissements et en hauts faits.

Ceci dit, la narration à la première personne, par la fée elle-même, et le ton lyrique employé distancient le lecteur de la guerre en elle-même et lui confèrent une aura mythique.

Hésitant entre épopée chevaleresque, amour courtois et roman historique, ce livre, très documenté et écrit avec une prose travaillée et précieuse est très loin des clichés de la fantasy ou des histoires mettant en scène anges et fées. Le scénario est bien construit, la chute est imprévue, et le tout constitue un très bon texte, qui ne plaira probablement pas à tout le monde, mais qui a à coeur de respecter l'histoire mais en y donnant l'ampleur des légendes païennes.

Ecrite par Zaahne, le 06 Novembre 2008 à 06:11 dans la rubrique Roman Fantasy .
Commenter cette chronique



Noté !
Ecrit par Laetitia la liseuse le 09 Novembre 2008

Comme j'ai adoré les précédents recueils de nouvelles fantastiques de l'auteur ("Loin à l'intérieur" et "le poisson bleu nuit"), je suis convaincue d'apprécier celui-là d'autant plus cette période de l'histoire me fascine. Très belle chronique !

Répondre à ce commentaire




© 2001-2011 - Les Chroniques de l'Imaginaire. Tous droits réservés.
Biz : moteur Niutopia, WongLi : code, Arsenik_ : adaptation skin
Design © 2003 yassineb