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Fleur (Tome 1)

 
  Park, Kun-Woong
Edition : Casterman, Collection : Ecritures 2006, 412 pages ISBN : 2-203-39645-8 22,95
 

S'il est un exercice périlleux, c'est bien d'écrire un texte sur un livre qui n'en possède pas. C'est le cas de Fleur, enfin presque le cas. Certaines images comportent en effet du morse, des paroles de chanson ou encore un écriteau. Mais dans l'étendue de ce simple premier tome, c'est une goutte d'eau dans l'océan. Fort heureusement, l'éditeur puis le journaliste Michel Temman ont donné un synopsis de l'action de ce manhwa si différent.

Dans une cellule de Corée, un homme âgé est enfermé, visiblement meurtri. Emu par une fleur tombant dans sa cellule, il ne put malheureusement en profiter bien longtemps car voici déjà l'arrivée de ses bourreaux venus pour le soumettre à la question. Malgré cela, il ne parle pas. Sombrant dans l'abîme de l'inconscience, il va ainsi se souvenir de sa vie. Dès lors, les cases noires ne sont plus et voici venir les cases pleines de couleur. Dans les années 40, le jeune Jaeng-tcho vit normalement avec son ami Hyok-soo et celle qu'il aime, Dalley. Comme souvent, il prenait refuge sous un arbre, celui où Dalley et lui ont enterré un pauvre chien battu par un molosse d'un policier Japonais.

Car le Japon de l'époque était un véritable pays envahisseur pour ses voisins, comme on a pu le remarquer dans les planches de Tintin, le Lotus Noir de Hergé par exemple. Ici, c'est de la Corée qu'il s'agit. Annexée depuis presque le début du XXème siècle, les Japonais ont interdit aux Coréens de garder leur langue ni de posséder des écrits en coréen. Jaeng-tcho vivait alors avec son grand-père qui possédait encore un petit carnet en coréen. Souvent, ils chantaient ensemble dans les campagnes, un moment de bonheur pour le jeune garçon. Mais le grand-père fut dénoncé aux soldats nippons qui le condamnèrent à mort, obligeant même Jaeng-tcho à mettre la lame sur le cou de son grand-père.

S'en suit un itinéraire de misère et d'injustice pour cet homme qui n'a finalement rien demandé que de parcourir cette fleur, son pays, la Corée. Esquissée de main de maître par des traits calligraphiés et des peintures superbes, Park Kun-Woong décrit ainsi un destin si dur et si ouvert sur la réalité de la vie politique de sa patrie au siècle dernier, ce qui est fort étonnant pour un auteur d'une trentaine d'année à peine dans une Corée du Sud qui est encore bien trop ancrée dans sa préférence pro-américaine et son refus de comprendre ses voisins du nord. Fleur décrit la division de la Corée, au désespoir de son personnage.

Ainsi ce manhwa atypique ne rentre vraiment dans aucune catégorie, sinon celle de livres alliant messages et poésie. Etonnant pour un livre muet non ? Feuilletez-le si vous hésitez... j'espère que vous comprendrez.

Ecrite par Garion, le 03 Janvier 2007 à 13:01 dans la rubrique BD Manhwa .
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