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Brave Story (Tome 1)

 
  Miyabe, Miyuki
Edition : Pocket Jeunesse 2008, 390 pages ISBN : 978-2-266-18030-6 13,50
 

Wataru Mitani est un élève japonais de onze ans tout à fait normal. Il a des notes correctes mais sans plus, ne fais pas d'esclandre face à des parents stricts et traditionalistes. Oh, sa mère pense bien qu'il ne devrait pas traîner toujours avec Katsumi Komura - alias Katchan puisqu'il porte un prénom féminin, plutôt mauvais élève et issu d'une famille de restaurateurs, mais Wataru n'en a cure. C'est son meilleur ami. Ensemble, ils discutent de cet immeuble inachevé à mi-chemin entre l'école et le domicile de Wataru ; on dit qu'il est hanté. Poussé par les quolibets des filles, Wataru entraîne Katchan en pleine nuit pour en avoir le coeur net.

Une fois sur place, nul fantôme, mais ils se font attraper par deux hommes sortis d'une voiture. Heureusement pour eux, plus de peur que de mal : il s'agit là de la famille Daimatsu à qui appartient l'immeuble. Leur comportement pourtant est très bizarre. Dans la voiture se trouve une jeune fille, deux ans de plus qu'eux. Or cette belle Kaori semble endormie, comme absente. De l'aveu de son père, cette situation dure depuis quelques mois déjà. Elle est si belle que Wataru ne l'oubliera pas de toute la nuit. A l'école, un nouvel élève perturbe la classe voisine de cinquième année de primaire. Mitsuru Ashikawa. Celui-ci serait extrêmement fort en études et en anglais - il aurait même vécu aux Etats-Unis ! Et la rumeur dit qu'il aurait su prendre une photographie du fantôme de l'immeuble Daimatsu.

Cependant Wataru n'a plus guère de temps de penser à ça, vu qu'à la maison ça ne va pas bien fort. Son père, Akira, est toujours aussi absent à cause de son travail. Quant à sa mère, elle a beau parler beaucoup, elle n'a aucun poids face à son mari une fois que celui-ci décide quelque chose.

Avec Brave Story, Miyuki Miyabe signe là un énorme succès : plus de six millions de volumes vendus au Japon et dans le reste du monde, une adaptation cinématographique sortie le 6 février de cette année en France, et une adaptation manga assez fidèle - mais j'y reviendrai - parue aux éditions Kurokawa et dont j'ai déjà eu l'occasion de vous parler.

Après ces quelques explications de la vie de Wataru, laissez-moi vous parler du monde que celui-ci va découvrir petit à petit : Vision. Les pérégrinations du jeune homme vont l'amener à s'aventurer dans ce monde fantastique où existent des créatures étranges, mais dans ce premier tome de la trilogie de Brave Story, nous en apprendrons que peu. A vrai dire le tome deux du manga et la fin de ce premier tome sont à peu près coïncidentes. Le lecteur peut donc passer de l'un à l'autre sans soucis, selon ses préférences. Car si la trame générale est conservée, de même que les histoires personnelles des personnages principaux, les personnages secondaires et les règles du monde eux changent de beaucoup. Déjà, le roman est écrit pour des enfants à la pré adolescence, le manga lui est plus noir et convient mieux aux plus âgés. Le personnage de Kaori Daimatsu est, lui, complètement remanié.

En réalité, cette première partie de roman est une vision d'un enfant racontée pour les enfants d'aborder les drames familiaux. Non il n'est pas plaisant de voir ses parents se quitter, et souvent l'enfant se sent coupable de cela. Le personnage de l'oncle de Shiba permet à Wataru de mieux faire comprendre ce qui lui arrive. Et à travers ces épreuves, on comprendra mieux la raison pour laquelle Wataru se doit de choisir entre rester dans le monde réel, ou partir à Vision au péril de sa vie.

Somme toute, ce premier volume n'est qu'une introduction. Sa première partie est d'ailleurs longue, puisqu'elle prend 325 des 390 pages de ce présent volume. Cependant, par cette vision si juste de cet enfant, plongé dans une société japonaise tout aussi justement décrite entre modernité et traditions, les 390 pages passent comme une lettre à la poste. Je rajouterai d'ailleurs que l'écriture de Miyabe Miyuki est vraiment adaptée à l'âge de ses lecteurs. Des phrases courtes et simples, mais au vocabulaire pas infantilisant.

J'avais adoré le manga pour son côté novateur et noir. J'aime tout autant le roman pour des raisons différentes. A mon sens, Brave Story vaut largement Harry Potter, surtout parce que l'action de Brave Story s'inscrit dans la réalité pour expliquer le fantastique, là où les récits de magicien britannique ne font que l'effleurer. Je recommande donc la lecture de Brave Story de toute urgence !

Ecrite par Garion, le 11 Mars 2008 à 10:03 dans la rubrique Roman Jeunesse .
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