Liste des ouvrages - Participer   Liens

Recherche  

Coups de coeur  

Tous les coups de coeur


Session  
Nom d'utilisateur
Mot de passe

Kikekoi  
L'équipe
Contact

Ailleurs  
Pas de permanence en droit du travail lundi 27 mars 2017 (solidaires08)
Le billet d’Audrey Vernon du 17 mars 2017 sur France inter (solidaires08)
La répression syndicale tue. Plus jamais ça ! (solidaires08)
Grève chez Unilin (solidaires08)
Solidaires en action n° 147 (9 mars 2017) (solidaires08)



 

Blessures nocturnes (Tome 1)

 
  Mizutani, Osamu & Tsuchida, Seiki
Edition : Casterman, Collection : Sakka 2008, 205 pages ISBN : 978-2-203-37366-2 6,95
 

Quand tombe la nuit, certains enfants restent debout et souffrent. C'est de ce constat que Osamu Mizutani fait un rôle particulier, être à l'écoute de ces enfants. Surnommé "le veilleur" par ceux-ci, il tente de leur venir en aide, de les écouter, de les guider dans leurs souffrances. Mais tout ceci est loin d'être simple, et le Veilleur ne peut souvent pas arranger grand-chose. Que peut un ancien professeur de lycée qui donnait des cours du soir face à des fléaux comme la drogue, la prostitution, les enfants battus par leurs familles ou les camarades de classe ?

Si les faits décrits dans ce manga ne sont pas réels, les situations qui les ont fait imaginer sont elles parfaitement vraies, malheureusement. Car c'est sa propre vie que raconte Mizutani dans son roman, ici adapté avec brio par Seiki Tsuchida. Les images sont fortes, les situations le sont encore plus. Comme ce petit voleur d'épicerie qui ne fait que chercher à manger pour sa mère malade. Trop même pour s'occuper de lui. Brimé par ses camarades pour sa crasse et son habitude de toujours rechercher à manger, il se retrouve des années plus tard au coeur d'un trafic de drogue. C'est cet événement qui a déclenché la démission du professeur Mizutani pour se consacrer entièrement aux enfants en difficulté.

J'ai beaucoup de difficulté à vous exprimer tout le ressenti que j'ai eu à la lecture de cet ouvrage. Je suis moi-même professeur des écoles, et des cas difficiles, on en voit souvent quand on travaille dans des villes où tout n'est pas rose. Mais le voir écrit comme ça, c'est plus que poignant. Et ce n'est pas exagéré, c'est ça le pire. Aussi je vous suggère de découvrir ces histoires, et les quelques essais de la main même de Mizutani pour voir cette souffrance, et se demander ce qu'il est possible de faire pour en venir à bout à l'heure où les quartiers populaires se retrouvent bien souvent livrés à eux-même. Ce que je peux dire, c'est que je respecte énormément cet homme.

Ecrite par Garion, le 13 Décembre 2008 à 07:12 dans la rubrique BD Manga .
Commenter cette chronique







© 2001-2011 - Les Chroniques de l'Imaginaire. Tous droits réservés.
Biz : moteur Niutopia, WongLi : code, Arsenik_ : adaptation skin
Design © 2003 yassineb