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Bilbo le Hobbit

 
  Tolkien, J.R.R.
Edition : Hachette, Collection : Jeunesse 2006, 503 pages ISBN : 2-01-201085-7 12
 

Dans un trou vivait un Hobbit. Oh pas un trou comme vous l'entendez, mais un smial creusé profondément dans la Colline, richement meublé et décoré. Et dedans s'y prélassait Bilbo Baggins, un Hobbit des plus respectables. Mais alors passa par là Gandalf. Ce dernier était un magicien, tout de gris vêtu, qui se fait inviter le lendemain pour le thé. Rendez-vous qu'oublia immédiatement le jeune Hobbit, pensant s'en être débarrassé... mais c'était sans compter sur la malice du vieux magicien qui, d'une marque gravée sur la porte, fit du smial de Bilbo la réception très inattendue de treize Nains qui se mirent à dévaliser son garde manger de façon joyeuse. Puis le soir vint avec ses conciliabules où Thorin Oakenshield, le chef de la compagnie naine, révéla son désir de s'emparer du trésor d'un dragon, Smaug, à l'autre bout de la Terre du Milieu. Mais ils étaient trop peu pour faire la guerre au Dragon, ainsi Gandalf a pensé à Bilbo en tant que "cambrioleur professionnel". C'est ainsi que sur un malentendu, Bilbo se retrouva mêlé à des aventures dont il se serait bien passé !

Lorsqu'en 1937 John Ronald Reuel Tolkien fit publier The Hobbit, ce n'était pour lui qu'un conte qu'il avait lu pour ses propres enfants. A peine une phrase griffonnée sur le brouillon d'une copie d'examen qu'il faisait passer à ses étudiants, puis une carte comportant un Dragon et des Runes. Et dans cette histoire, il fit s'égarer M. Baggins dans un monde ô combien plus grand dans sa tête (qu'il imaginait depuis plus de dix ans) sans même s'en apercevoir. Parti d'un ton badin, l'intrigue les fait entrer dans un monde de féérie où les Elfes sont encore dans le monde et où les hommes ne sont pas encore tournés vers les machines. C'est alors que s'enchaînent les événements et les embûches, Trolls, Géants, Loups enragés et sombre forêt sont autant de difficultés pour un pauvre Hobbit bien sous tout rapport.

Mais j'oubliais de vous expliquer ce qu'est un Hobbit. C'est tout d'abord un petit être, comme l'homme mais mesurant à peu près la moitié de sa taille. Il porte des gilets fermés de beaux boutons, aime la nature et s'amuser de choses simples comme la danse, la boisson ou plus communément la fête. Il adore aussi manger, près de huit fois par jour. Et il déteste tout ce qui le sort de ses habitudes comme les aventures. Bilbo, fils de Bungo Baggins (un Hobbit des plus respectables) et de Belladonna Took (une famille aux meurs étranges), pensait vivre tranquillement de ses rentes jusqu'à sa rencontre avec Gandalf, que la famille Took connaissait bien par ailleurs. C'est au cours de sa traversée de l'Eriador tout d'abord, mais surtout des Monts Brumeux que Bilbo commença à appréhender son côté Took et à s'affirmer.

Ce livre est tout d'abord un conte. Mais pas un conte classique comme ceux de Grimm ou d'Andersen, c'est un conte anglais qui puise ses racines dans le folklore nordique de l'Edda poétique, du Kalevala ou encore de Beowulf. Ainsi furent amenées les légendes scandinaves peuplées d'Elfes, de Nains, de Trolls ou encore de Dragons dans le monde contemporain, ce qu'on appelle aujourd'hui communément la Fantasy. Le manuscrit fut connu des éditions Allen & Unwin grâce à une des étudiantes de Tolkien, et les choses s'enchaînèrent. Stanley Unwin confia la lecture du manuscrit à son propre fils qui l'approuva avec une rare maturité concluant ainsi "Ce livre, avec ses cartes, n'a pas besoin d'images, il est bon et devrait plaire à tous les enfants entre 5 et 9 ans".

Nombreux sont ceux qui ont publié à présent Bilbo le Hobbit, surtout depuis l'adaptation cinématographique de la "suite" de Bilbo le Hobbit par Peter Jackson : le Seigneur des Anneaux. Hachette Jeunesse le fait à présent et somme toute avec des avantages : le format n'est pas trop grand, la taille des caractères est bien assez grande pour être lue par des enfants d'un bon niveau de lecture (à partir du niveau CM conseillé). Le papier est de bonne qualité, la couverture est belle et solide. Vient un défaut qu'à la lecture de ce que je vous ai décrit plus haut vous comprendrez aisément. Il manque les deux cartes... surtout la carte de Thror ! Sans elle, le premier chapitre devient difficilement compréhensible et l'on comprend moins bien la fin lors de leur arrivée à la Montagne Solitaire et ce qui se passe dans la région. S'il devait y avoir retirage, je suggère à Hachette de bien les incorporer, comme le font toutes les autres éditions du présent livre.
Première carte. Deuxième carte.

En conclusion, Bilbo le Hobbit est un livre jeunesse qui donnera au mot aventure fantastique ses lettres de noblesse avec humour parfois. Et les adultes eux-mêmes y prendront goût. Sa lecture permet enfin d'entrer plus doucement dans la découverte du Seigneur des Anneaux, même si ce dernier n'est pas écrit avec le même ton badin, loin de là.

Ecrite par Garion, le 14 Juin 2006 à 09:06 dans la rubrique Roman Jeunesse .
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